Fiscalité écologique : l’intervention de Patrick Mignola Président du groupe Mouvement Démocrate

Fiscalité écologique : l’intervention de Patrick Mignola Président du groupe Mouvement Démocrate

Le 5 décembre, dans un contexte de tensions sociales autour de la taxe carbone, le Premier Ministre Edouard Philippe a présenté devant l’Assemblée les grandes lignes de la politique de fiscalité écologique de son gouvernement et de notre majorité. A cette occasion, notre président de groupe parlementaire Patrick Mignola, s’est exprimé en notre nom. Voici quelques extraits de son intervention :

« La France vit une colère sociale qui vient de loin. Nous en connaissons les origines. Nous sommes la première génération à devoir exercer deux ou trois métiers dans notre vie. Nous sommes la première génération à devoir assumer deux ou trois révolutions technologiques dans une vie. Alors qu’auparavant nous ne faisions qu’un seul métier, et qu’une révolution technologique embrassait deux ou trois générations.

Alors évidemment, dans ces mutations profondes de la société, on peut parfois se sentir comme exclu dans son propre pays, comme étranger à son propre monde. Et plus encore si on est né quelque part, dans un territoire depuis trop longtemps abandonné de la République. Alors, on voit passer le train de la mondialisation, on le voit repasser, alors on met un gilet jaune, pour que la fluorescence appelle enfin la reconnaissance.

< L’exclusion des taxes du Projet de Loi de Finance, et le vote d’un Projet Rectificatif au printemps > qui nous < sont > proposés aujourd’hui < par le Premier Ministre > est une reconnaissance mais c’est aussi un signe de responsabilité et de dialogue, pour ouvrir enfin le temps des solutions à construire ensemble.

Parce que quand on est en colère, on cherche d’abord des coupables plutôt que de trouver des solutions. Alors évidemment, ça peut être la faute de ceux d’avant, la faute de ceux d’aujourd’hui, peut-être même la faute de ceux de demain, mais nous avons besoin de solutions.

Nous avons besoin en réalité d’un nouveau contrat civique et social dans notre pays. C’est l’opportunité qui nous est offerte aujourd’hui.

Mais pour ça il faut la Démocratie.

Une révolution fiscale, un nouveau contrat civique et social : un temps de crise, c’est le temps d’un choix.  Le choix que les parlementaires que nous sommes devrons faire aujourd’hui : le groupe Mouvement Démocrate et apparentés votera bien sûr les mesures qui nous seront proposées.

Mais c’est le temps du choix aussi pour les colères sociales, pour qu’elles choisissent de ne pas s’abimer dans la violence, alors que la cause qui les a mobilisées est souvent juste. Nous souhaitons qu’aujourd’hui soit le premier jour du reste de nos mandats ».

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tancredecjal administrator

5 commentaires pour l’instant

CapellePublié le11:44 - Déc 6, 2018

Pour commencer, apprendre l,humilité au plus haut niveau
Que Jupiter redescende de l’Olympe et le Maître des Horloges remette sa pendule à l’heure, au XXI•, et pas au XVII• siècle…,en évitant les déclarations péremptoires,gratuites et méprisantes pour au contraire organiser une concertation avant les décisions

    UmmenhoverPublié le1:02 - Déc 7, 2018

    Il faudrait d’abord que vous et les autres, vous laissiez au chef de l’Etat, élu démocratiquement par une majorité de Français, le temps et la possibilité de faire son travail, au lieu de toujours jouer les cow-boys qui tirent d’abord et posent les questions ensuite ! A peine élu, il aurait fallu qu’il ait déjà fait des miracles, trouvé des solutions et réformé le pays en quelques mois ? Où a-t-on déjà vu qu’on demandait à un agriculteur, par exemple, de faire pousser son grain en quelques semaines sans le laisser mûrir ? Vous seriez le premier à râler si votre boulanger vous vendait du pain pas cuit sous prétexte qu’il fallait qu’il soit déjà prêt, la pâte à peine levée !
    Laissez d’abord aux gens faire leur boulot et attendez au moins le résultat avant de critiquer ! Bien sûr, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Rien n’est parfait… et ne le sera malheureusement jamais. Mais de là à appeler de ses vœux une 6ème République aux mains de francs-tireurs qui se croient au far west… ça, non merci !

Françoise DaubasPublié le9:53 - Déc 7, 2018

Très bien!
Les « gilets jaunes » ne proposent pas de solutions aux problèmes.
Ils ont besoin d’être mieux informés.
En participant aux débats sur les solutions possibles, ils verront que le problème est complexe à notre époque de la mondialisation.

JKPublié le10:10 - Déc 7, 2018

Je discute souvent avec cet élu … Lis son texte d’abord.
Là, je lui réponds ceci :
Concernant la tension sociale et les violences …. :Une réponse qui semble simple, claire et logique. Lorsque nous comptons avec nos doigts, 1 2 3…  nous ne nous arrêtons pas à 5! Ainsi, il est temps de voir plus loin et continuer ces chiffres : 6! Oui, 6, c’est à dire 6ème. La 6ème république, plus humaine, plus juste. Ne pas laisser que l’évolution technique dépasse celle de l’homme. Liberté-égalité-fraternité sont déjà largement non pas dépassées, mais même pas appliquées. Regardons la nature : l’orage, les foudres se créent lorsque le tension, l’écart de température sont trop grandes. Dans notre société ces écarts deviennent de plus en plus grands, inégaux et injustes. On crée des milliardaires et des pauvres. Paradoxalement on appelle VIP ceux qui s’enrichissent sur la misère des autres, ceux qui ne sont pas indispensables dans une société, par contre on presse comme un citron puis on jette ceux qui produisent, qui créent des valeurs. Un « Very Important Person », c’est à dire les indispensables, ne sont pas par hasard les boulangers, les charcutiers, les ouvriers, … qui nous donnent la bouffe de tous les jours, les chaussures, les vêtements, les appareils domestiques, … sans quoi un soi-disant VIP (qui ne sait rien faire de ses mains) crèverait de faim, marcherait pied-nu le cul à l’air??? Mais désolé, je mets dans le même panier ceux qui s’endorment d’ennui dans le parlement, si jamais ils sont présents, ceux qui se masturbent le cerveau à Bruxelles à accoucher des conneries juste pour « prouver » qu’ils méritent des salaires de 8 à 10 000 eu avec des avantages (frais généraux, indemnité de présence !!!, de transport, … et en cadeau éventuellement des maîtresses ou des amants,…). Quand est-ce qu’un ouvrier recevra une indemnité de présence, alors que c’est la condition même de son travail??? Donc, Messieurs, Mesdames les grosses têtes, ne soyez pas surpris si la masse (c’est à dire ceux qui ne comptent pour vous que lorsqu’il y a des élections, lorsqu’il faut payer des impôts … dont vous vivez très bien!) se révolte et casse. Malheureusement ne cassent pas là où il faut, car même la police, l’armé vous protège, vous et non pas les petits commerçants, les boutiques, les voitures,… Voilà, tout cela pour dire que la société actuellement est un grand bordel, inhumain et sauvagement inorganisé. Le grand responsable, le mieux protégé dans la République, est celui qui promet ciel et Terre pour être élu puis laisse tomber royalement son pays. Et si on mettait dans la Constitution une clause obligeant (par exemple le président de la République) à tenir rigoureusement ses promesses, sans quoi il est destitué ???!!!! Ca oui, ce serait une vraie révolution dans la législation. Mais malheureusement il semble qu’un homme (ou femme) veut devenir « politique » non pas pour sacrifier, consacrer sa vie pour le bien d’un pays, mais pour devenir intouchable (mandat), acquérir des biens, obtenir un pouvoir avec des privilèges et surtout assurer une retraite royale avec prérogatives, avantages et protection. On appelle ça une République??? République : « Elle est accessible à tous ses citoyens et est la propriété collective de tous ». Oui, sur papier. Alors, on revient maintenant à la tension sociale et à la violence. Qui crée cette tension sociale? Tout ce qui précède ne serait pas de la violence contre les citoyens ? Faut-il recourir à la violence pour un changement institutionnel et politique? On parle aujourd’hui de radicalisation. Le pouvoir actuel n’attiserait-il pas une radicalisation?

    UmmenhoverPublié le12:48 - Déc 7, 2018

    « Et si on mettait dans la Constitution une clause obligeant (par exemple le président de la République) à tenir rigoureusement ses promesses, sans quoi il est destitué ? »…
    En réponse, il faudrait d’abord que vous et les autres, vous lui laissiez le temps et la possibilité de faire son travail, au lieu de jouer les cow-boys qui tirent d’abord et posent les questions ensuite ! A peine élu, il aurait fallu qu’il ait déjà fait des miracles, trouvé des solutions et réformé le pays en quelques mois ? Où a-t-on déjà vu qu’on demandait à un agriculteur, par exemple, de faire pousser son grain en quelques semaines sans le laisser mûrir ? Vous seriez le premier à râler si votre boulanger vous vendait du pain pas cuit sous prétexte qu’il fallait qu’il soit déjà prêt, la pâte à peine levée !
    Laissez d’abord aux gens faire leur boulot et attendez au moins le résultat avant de critiquer ! Bien sûr, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Rien n’est parfait… et ne le sera malheureusement jamais. Mais de là à appeler de ses vœux une 6ème République aux mains de francs-tireurs qui se croient au far west… ça, non merci !

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