Question écrite au gouvernement : évolution des véhicules et énergie

Question écrite au gouvernement : évolution des véhicules et énergie

Frédéric Petit interroge Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les mesures qui permettraient de réduire l’empreinte carbone de l’Europe, avec les conséquences espérée que l’on connaît : atténuation de certains problèmes sociaux, favorisation de l’emploi français. A ce titre, la mise en place rapide de voitures plus économiques serait une alternative ambitieuse. Le premier exemple serait celui des voitures électriques du fait de leur pollution bien moindre (notamment en France grâce à notre énergie nucléaire de qualité et peu carbonée). Cependant, la voiture électrique coûte encore bien trop cher à l’achat, et sa généralisation à tous le parc demandera une forte augmentation de la capacité de génération électrique dans l’espoir de pouvoir concerner une majorité de la population. Le second exemple serait les voitures à essence consommant peu grâce à une structure légère, une hybridation d’envergure moyenne que cela soit avec batterie électrique, ou à air comprimé, ou par d’autres dispositifs. Ainsi, en 2014 Peugeot avait dévoilé à la Presse le véhicule 208 Hybrid Air 2L, et Renault avait fait de même avec l’EOLAB. Mais ces projets ne semblent pas avoir eu de suite dans le domaine de l’industrialisation. Le troisième et dernier exemple serait les structures de transports de masse, qu’il s’agit de développer. Monsieur le député rappelle par ailleurs que le Président de la République avait manifesté sa proximité idéologique avec l’étude « Shift Project », qui formulait des propositions vers ces alternatives. Et notamment l’ambition d’une voiture ne consommant que 2 litres au 100. Monsieur le député souhaite donc demander, auprès de Madame la Ministre où en sont les constructeurs automobiles sur ce projet ? Vont-ils commercialiser ces voitures et quand ? A quel prix ? Est-ce que le législateur peut ou doit mettre en place un cadre légal pour s’assurer de la coopération la plus prompte de ces constructeurs pour cette idée ? Et enfin, est-ce que l’offre des véhicules très frugaux sera rapidement accessible à des prix compatibles avec les besoins des usagers dont les moyens financiers sont limités, ceux-là même qui ont été les premiers à rejoindre le mouvement “gilets jaunes” ?

À propos de l’auteur

Frédéric Petit - Député des français établis à l'étranger administrator

1 commentaire pour l’instant

Benoit GervaisPublié le3:41 - Jan 15, 2020

la question des véhicules électriques dont l’empreinte carbone est très mauvaise à la fabrication (batteries) est secondaire par rapport au développement des transports en commun. Lorsque l’avion coûte moins cher que le train, que ce dernier devient privatisé avec évidement des performances moindres que s’il reste public (et bien géré! ) vu l’exemple de l’expérience désastreuse de la Grande Bretagne qui e revient), avec pour conséquences la suppression des petites lignes ou des trains de nuit , cela montre un grave défaut de la politique des transport, axé depuis 40 ans sur le tout auto. Demandez aussi l’obligation d’un réseau de pistes cyclables dans toute ville de plus de x habitants

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