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Mission dérèglements climatiques et conflit : le groupe de travail citoyen prend la parole !

Dès ma nomination en juin dernier comme co-rapporteur du Rapport d’information “Dérèglements climatiques et conflits” avec mon collègue, le député de la Gironde, Alain David, j’ai souhaité impliquer les citoyens dans le travail parlementaire.

Durant l’été nous avions lancé un appel à candidature pour la création d’un groupe de travail qui serait en charge de formuler des commentaires, d’apporter leur expertise, ainsi que des pistes pour des propositions, à travers un rapport qu’ils avait pour mission de rédiger.

Le samedi 18 janvier, le groupe de travail est venu à ma rencontre au Palais Bourbon, afin de venir me remettre leur rapport.

Je les remercie profondément, chacun d’entre eux, pour leur investissement. Ce travail est le fruit d’un effort collectif, au delà des tendances, des opinions, pour montrer que les citoyens français sont pleinement impliqués dans le travail des élus de la nation.

Je vous propose de découvrir les membres de ce groupe, et pourquoi ils se sont investi dans cette mission et le message qu’ils ont à vous transmettre !

Le rapport qu’ils ont rédigé, vous pouvez le trouver ci-dessous !

RAPPORT C&C (18 janvier)

Elections consulaires et vote électronique : à vous de jouer !

Les 16 et 17 mai auront lieu les élections consulaires. Le rôle de ces conseillers est primordial pour votre représentation.

Depuis mon élections, vous avez été nombreux à me signaler les difficultés pour voter à chaque scrutin : longs déplacements, files d’attente interminables, démarches stressantes, et parfois même, manque d’entente entre les administrations française et étrangères, aboutissant parfois même à un empêchement de voter –un cas au sujet duquel j’ai alerté auprès du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a homologué le 15 janvier une nouvelle plateforme de vote par internet pour les élections consulaires de mai 2020, les conditions de sécurité étant réunies et un avis positif des membres de la commission d’homologation ayant été rendu.

Cette nouvelle modalité de vote, attendue par nos compatriotes à l’étranger, contribue à faciliter leur participation à la vie démocratique. Elle met en œuvre l’engagement qui avait été pris par le président de la République devant l’Assemblée des Français de l’étranger le 2 octobre 2017.

Les conseillers consulaires, désormais appelés Conseillers des Français de l’Etranger, sont le premier échelon de représentation démocratique des Français établis à l’étranger. Ils ont également un rôle dans les attribution de bourses scolaires, la gestion des établissements scolaires, les états civils etc. Les conseillers consulaires sont également des grands électeurs pour les élections sénatoriales. Votre vote aura donc une influence directe sur la composition du sénat !

Vous souhaitez choisir le vote électronique ? Nous vous invitons à suivre pas à pas ces différentes étapes : 

1-Suis-je bien inscrit au bon endroit ? 

Si cela n’est pas déjà fait, inscrivez vous au registre consulaire avant le 20 avril 2020.

2-Suis-je bien sur la bonne liste électorale ?  

Vérifiez votre présence sur les Listes électorales consulaires. Attention, depuis 2019, il n’est plus possible d’être inscrit simultanément sur la liste d’une commune et sur une liste consulaire.

3-Mes informations sont-elle bien à jour chez les services concernés ? 

Vérifiez que vous avez bien transmis la bonne adresse électronique (mail) et le bon numéro de téléphone au consulat et/ou sur www.service-public.fr.

4-Mon “matériel de vote” est-il prêt pour envoyer mon bulletin ? 

Prenez votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone -assurez-vous d’avoir un réseau stable et de la batterie !

5-Tout est bien vérifié, quand et comment dois-je voter ?

L’adresse de l’espace de vote est indiquée sur France Diplomatie et sur les sites internet des ambassades et des consulats.

Le vote par internet est ouvert pendant 5 jours consécutifs, du vendredi au mercredi précédant le vote des urnes, c’est à dire du 8 au 13 mai. L’ouverture aura donc lieu à midi (heure de Paris) jusqu’au mercredi précédant la date du scrutin à midi (heure de Paris).

6-Quelle est l’étape finale ? 

Exprimez votre opinion…en un mot : Votez ! Une fois ceci fait, vous recevrez un message de confirmation sur votre téléphone, validant votre démarche définitivement !

7-C’est trop compliqué, comment puis-je voter autrement ? 

N’oubliez pas que vous pouvez venir voter au consulat le plus proche, ou bien choisir une procuration. Plus d’explications ici.

Frédéric Petit et son équipe vous accompagnent et restent à votre disposition pour recevoir vos commentaires, vos questions et tout signalement de dysfonctionnement : contact@fredericpetit.eu ou au 01 40 63 75 31 

Débat interparlementaire sur la fin du rideau de fer : 17 pays représentés !

Je suis très heureux d’avoir ouvert avec Nino Galetti, Directeur de la Fondation Konrad Adenauer à Paris, notre débat interparlementaire sur les 30 ans de la fin du rideau de fer ! Cet événement étant sous le Haut-Patronage de la Présidence de l’Assemblée Nationale, nous avons eu l’honneur d’avoir un discours d’accueil du Vice-Président de l’Assemblée, mon collègue Sylvain Waserman. Chaque pays de ma circonscription est représenté par un élu parlementaire, un élu régional, ou bien un ambassadeur ! 

 

Le lendemain de cette réception, tous les participants et le public, qui a pu prendre part aux débats, se sont réuni dans la salle Lamartine afin de lancer la discussion sur trois panel : “1989, la fin d’une utopie”, “Anciennes et nouvelles élites, comment gérer la mémoire nationale”, et “nouvelles coopérations européennes et accession à l’Union Européenne : l’avenir de la démocratie européenne”. 

 

Pour rendre possibles nos débats, nous traduisons les échanges en anglais, allemand et français ! Merci aux traducteurs de rendre possible ces discussions importantes !

 

 

 

Vous pourrez retrouvez les échanges et les analyses de ce débat grâce à Vasile Damian, journaliste à RFI et le débat sera sur notre chaîne youtube.

 

 

J’ai eu l’honneur de conclure ce débat interparlementaire : 

“Est ce que nous avons l’énergie que nous avions il y a 30 ans ? Je crois que oui. Nous avons la responsabilité de ramener nos citoyens dans la discussion sur le futur de l’Union Européenne.”

Vidéo de l’événement : 

Merci à tous !

L’agenda de la semaine

Retrouvez les dates à retenir pour cette semaine. 

Vous souhaitez plus d’information ? L’agenda complet est également disponible.

Changements climatiques et conflits : suivez mon travail de rapporteur

Note : cette page sera mise à jour au fur et à mesure de l'avancée des travaux parlementaires sur le rapport. 

Les conséquences des changements climatiques – montée du niveau des mers et des océans, augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles, … – participent à des bouleversements économiques et sociétaux importants dans le monde. Elles impactent aussi la stabilité des relations internationales avec, principalement, une hausse des tensions en termes de disponibilité des ressources alimentaires, en eau potable et énergétiques ainsi qu’avec les déplacements de population que cela engendre.

Ces dérèglements contribuent à l’aggravation de situations existantes – économiques, sociales et politiques – à l’intérieur d’un pays ou entre États, exacerbant des tensions politiques qui sont de potentielles sources de crises plus profondes, elles-mêmes susceptibles de déboucher sur des conflits armés.

Face à ces risques, des mesures d’adaptation ont été prises en France, en Europe et au niveau international afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter la vulnérabilité et accroître la résilience des sociétés. A l’international, des financements spécifiques ont été créés, tel le mécanisme du « Fond Vert pour le Climat », et des stratégies de solidarité ont été engagées. Des projets de consolidation de la paix par des actions en faveur de l’environnement sont également apparus, comme pour inverser le caractère conflictuel des effets du changement climatique dans des États particulièrement fragiles et vulnérables.

Les interférences entre dérèglement climatique et conflits sont nombreuses ; les intérêts, enjeux et acteurs en la matière le sont tout autant. Aussi, une diplomatie environnementale a vu le jour pour intégrer l’environnement comme thématique principale et transversale dans tous les champs de l’action diplomatique, tels les sujets commerciaux, énergétiques, de santé, de développement ou migratoire.

J’ai été nommé en février 2019 par la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale co-rapporteur sur la mission d’information “changements climatiques et conflits” aux côtés du député de la Gironde, Alain David.

Ensemble, nous préparons un rapport qui permettra de mieux comprendre les impacts géopolitiques que peuvent provoquer les changements climatiques. Les exemples historiques ne manquent pas, mais alors que nous sommes en pleine remise en cause de notre impact sur la planète, il est également important de mettre en perspectives les potentielles crises internationales qui pourraient émerger face aux évolutions climatiques.

Le rapport est prévu d’être présenté à la Commission et rendu public pour début 2020.

Vous pouvez participer à l’élaboration de ce rapport : venez nous rejoindre ! 

Calendrier de la mission d’information parlementaire : 

-13 mars 2019 : Réunion constitutive des équipes parlementaires.

-Mars-mai 2019 : Récupération des ressources bibliographiques.

-Juin 2019 : Réunion d’étape avec les co-rapporteurs et les équipes parlementaires.

-8 juillet 2019 : Audition de François Gemenne, directeur exécutif du programme de recherche interdisciplinaire « Politiques de la Terre » à Sciences Po.

-9 juillet 2019 : Audition de Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

-11 juillet – 15 août 2019 : Appel à manifestation d’intérêt pour des contributions citoyennes au rapport d’information »

-16 juillet 2019 : Audition de Bastien Alex, de l’observatoire géopolitique des enjeux des changements climatiques en termes de sécurité et de défense auprès du ministère de la défense.

23 juillet 2019 : Audition d’Alice Baillat, spécialiste du Bengladesh, membre de l’Observatoire défense-climat.

-21 septembre 2019 : Visioconférence avec les citoyens ayant répondu à l’Appel à la Manifestation d’Intérêt. Lancement du groupe de travail.

-19 octobre : Groupe de travail citoyen sur les dérèglements climatiques, sources de dialogue, de coopération et de développement.

-9 novembre : Groupe de travail citoyen sur les dérèglements climatiques, sources de conflit et questions de sécurité.

-23 novembre : Groupe de travail citoyen sur L’adaptation aux dérèglements climatiques, des actions nécessaires à celles sujettes à caution

-7 décembre : Groupe de travail citoyen sur Impacts des dérèglements climatiques sur la recomposition des alliances géopolitiques dans le monde

-9 décembre : Déplacement d’observation au Bangladesh, avec le député Alain David. Rencontre avec le Ministre de la gestion des catastrophes, visite d’un camp de réfugiés Rohingyas.

-21 décembre : Groupe de travail citoyen sur Droit international – Bilan et perspectives : Justice climatique, écocide, réfugiés climatiques, etc.

-18 janvier 2020 : Remise du rapport citoyen par le groupe de travail citoyen à l’Assemblée Nationale.

-12 février 2020 : Auditions de l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), d’Action Contre la Faim et de Sécurité Alimentaire.

-5 mars 2020 : Audition de Pascal Canfin, député Européen, membre d’Europe Ecologie les Verts.

-Printemps 2020 : Présentation du rapport devant la Commission des affaires étrangères. Publication du rapport.

Vous souhaitez en savoir plus ? Mieux vous informer et connaître nos sources ou nous en recommander ? Consultez notre bibliographie -> 

Climat et Conflit - Base biblio (2)

Votre député

Je suis né en 1961, à Marseille.

J’ai grandi par la suite en Lorraine, où mon père est venu travailler dans la sidérurgie. Mon père était ingénieur, et ma mère professeur d’anglais.

Je suis rentré en mathématique supérieure après avoir passé un bac scientifique, mais, « en même temps », avec latin et grec. J’ai toujours eu du mal à rester sur des rails prédéfinis…

J’ai effectué un service national civil de 16 mois au Cameroun, et à mon retour, j’ai décidé de m’engager à temps plein dans un projet social dans la ZUP de Borny, à Metz. Notre équipe était éclectique, à l’image de ce que je revendique près de 40 ans plus tard en politique, puisque des gens aussi différents que le responsable de la cellule du PC, le curé de la paroisse, les assistantes sociales du département, des associations d’étrangers de bords politiques parfois opposés (29 nationalités, environ 20,000 habitants), avaient décidé de travailler formellement ensemble pour l’intérêt commun des habitants…

Cela a duré onze années passionnantes.

Je me suis marié à Agnieszka, de Cracovie, en 1990.

Pour la petite histoire, je suis allé demander sa main en septembre 1989 en vélo (depuis Metz), et j’ai donc franchi le rideau de fer juste avant qu’il ne tombe !

Puis j’ai dirigé le Centre Interculturel de Bévoye, toujours à Metz, expérience transfrontalière de rencontres de jeunes Européens dans l’Europe qui venait de s’ouvrir (Office franco-allemand pour la Jeunesse – OFAJ et CE).

En 1998, j’ai repris mes « rails » d’ingénieur, et j’ai rejoint la Compagnie Générale de Chauffe, l’ancêtre du groupe Veolia Energie, qui m’a offert l’opportunité de m’installer en Europe centrale (Lituanie puis Pologne) où il se développait à l’époque activement.

En 2005, j’ai pris la responsabilité d’Onyx Polska (Véolia Environnement). J’ai d’ailleurs à ce titre eu un rôle consultatif à la Sejm polonaise (le parlement), puisque j’avais été élu président du Syndicat des Employeurs des Déchets.

En 2009, je me suis lancé dans des activités d’expertises et de conseil en Europe. J’ai effectué des missions très diverses, du captage de méthane dans les vieilles mines du Donbass, à du conseil à un député européen Polonais pour la Cop 15, entre autres exemples…

Le groupe Consolis (ex Bonna Sabla) m’a proposé de partir en Egypte en 2010, au départ pour redynamiser sa filiale égyptienne, puis pour des objectifs rapidement moins ambitieux sur le plan économique après le Printemps Arabe. Ces cinq années et trois révolutions m’ont beaucoup appris sur moi-même, sur la responsabilité du chef d’entreprise en cas de crise en particulier. J’ai été nommé à cette époque pour la première fois Conseiller de Commerce Extérieur de la France par le Ministre des Affaires Etrangères. Je le suis d’ailleurs toujours aujourd’hui, à Varsovie, et au Bureau de la Commission Europe.

Je suis revenu en Pologne en 2015, avec le groupe Consolis pour une courte période, puis pour relancer mon activité de free lancer. Je me suis engagé en 2016 dans un projet de création d’une Entreprise d’Insertion dans les Quartiers Nord de Marseille (retour aux sources !), je suis devenu médiateur en France (Chambre Nationale des Praticiens de la Médiation) et depuis peu en Pologne également. Ces activités, qui étaient longues à mettre en place, m’ont permis d’ailleurs de m’organiser facilement pour me rendre disponible pendant la courte campagne de 2017.

Mieux me connaître :

Vous avez été président d’un syndicat avant d’avoir 18 ans ?

Oui, c’est vrai, mais ce n’était pas une très grosse responsabilité. Avec l’aide de Jean Toussaint et de son épouse, j’ai fondé une section dans le quartier de Bellecroix, affiliée à la Confédération Syndicale de Cadre de Vie (ex APF). Il s’agissait d’organiser la vie sociale dans un quartier HLM, d’aider les habitants dans leur démarches administratives, et à participer à la vie sociale. J’ai d’ailleurs partagé cet engagement avec Hanifa Salem-Guermiti, devenue bien plus tard conseillère municipale de Metz…

Quel poste avez-vous joué au rugby ? A quel niveau avez-vous évolué ?

Je jouais en troisième ligne, aile ou centre, au Rugby Club de Metz, de 1984 à 1991. J’ai souvent été capitaine de l’équipe première. Nous évoluions en haut de tableau de la troisième division nationale et le bas de tableau de la deuxième division nationale (le rugby n’était pas encore professionnalisé, il fallait payer pour jouer, et il n’y avait pas de Top 14 et de Pro D2, mais trois grosses division nationales). Pour la petite histoire, j’ai joué avec Tonio Parra, le père de l’actuel demi de mêlée international, qui est aujourd’hui toujours entraîneur au RC Metz.

Où avez-vous vécu au Cameroun ? Qu’y avez-vous fait ?

Dans le cadre de mon Service National, j’ai été mis à disposition de la Compagnie Française des Fibres Textiles, dans le poste de brousse de Kaélé, dans le nord Cameroun, de septembre 1982 à janvier 1984. Je m’y suis occupé de tâches diverses, pour l’essentiel répétiteur des enfants d’expatriés, et responsable du stock de l’usine (qui fabriquait de l’huile à partir des coques de coton…).
Pour la petite histoire encore, j’ai demandé à me faire rembourser mon voyage retour en avion, pour rentrer « par voie de surface », en auto-stop… Déjà hors-piste !

Votre parcours est hétérogène, quels ont été exactement vos statuts successifs ?

A Borny, j’étais salarié du Comité de Gestion des Centres Sociaux, au poste de Directeur. Au Centre Interculturel de Bévoye également. Pour Dalkia (ex Compagnie Générale de Chauffe), j’ai été salarié comme adjoint au chef d’agence à mes débuts, puis expatrié en Lituanie et en Pologne. Pour Onyx Polska, j’ai opté pour un statut local : j’étais président du directoire d’Onyx Polska et de ses filiales. Les périodes où je travaille à mon compte sont sauf exceptions effectuées sous statut de portage salarial. Pour Consolis, j’ai été expatrié en Egypte, et ensuite détaché en Pologne, avec des mandats sociaux dans les différents pays dont j’étais responsable.

Votre formation est également éclectique…

Quand je prends la responsabilité des Centres Sociaux de Borny, j’ai conscience des risques que je prends et de mon jeune âge. L’Université de Metz proposant à cette époque des cursus pour étudiants salariés, c’est-à-dire ayant vraiment une activité professionnelle, je décide de m’y engager. Je suis célibataire, je passe énormément de temps dans mon quartier chaud, et l’engagement dans des études, sanctionnées d’examens, contribue aussi quelque part à mon équilibre d’homme et à une forme d’éveil intellectuel et d’ouverture d’esprit. J’étudie successivement l’histoire, la gestion des entreprises et des administrations, et les lettres (en « cours du soir », comme l’on disait populairement, bien que les cours avaient parfois lieu en journée…).

Quand je décide de revenir à mes rails d’ingénieur, je suis admis sur concours et validation des acquis à l’ENSGSI (de l’INPL), et je réussis en 1998 le Diplôme des Hautes Etudes Technologiques en Environnement (formation en partie dispensée par l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie, également membre de l’INPL). En 2016, je réussis la première partie de ma formation de médiateur à la CNPM, et je suis en cours de validation de la deuxième partie (200 heures) à l’IHEMN d’Aix en Provence, théoriquement sanctionné par un examen universitaire à l’Université de Nîmes en septembre 2017. Pour la petite histoire, mon mémoire porte sur une comparaison entre différents types de médiation en Pologne et en France.

Ce parcours de formation est un peu atypique en France. Mais il est à l’image de ce qu’a été ma vie.

Avez-vous réellement été élu maire de Maizery ?

Non, j’ai été « maire par accident ».
J’ai été élu au conseil municipal du petit village de Maizery (moins de 100 électeurs à l’époque) sur la liste d’André Rossi en 1995. Je suis devenu son adjoint à l’issue de l’élection. Je l’ai soutenu du mieux que je pouvais (mon engagement était totalement bénévole) pendant le mandat dans des situations parfois rocambolesques, les relations entre les habitants du village étaient très conflictuelles. André Rossi est décédé accidentellement, et j’ai alors fait fonction de maire jusqu’à la fin de la mandature tout en préparant une jeune femme (Alexandra Barbas) à devenir maire lors de l’élection de 2001. En effet, j’ai déménagé à cette époque de Maizery. Je ne tire aucune gloire de cette expérience, elle montre comme d’autres de mes expériences mon intérêt pour la vie de la cité depuis de longues années. Lors de cette campagne, mon équipe ou moi-même, avons parfois utilisé par simplification le terme de maire, il est exact de dire que j’ai fait office de maire et que je me suis investi pendant 6 ans dans la vie de Maizery.

Qu’avez-vous fait exactement au Parlement polonais ?

Quand j’étais président du Directoire d’Onyx Polska, j’ai été élu à la tête du Syndicat National des Employeurs des Métiers des Déchets par mes pairs. A ce titre, je participais régulièrement à la commission Environnement du Parlement polonais (la Sejm), qui, sous la pression du droit européen devait refonder complètement la législation sur la gestion des déchets.

Pour la petite histoire, c’est dans ce cadre qu’on m’a fait le plus beau compliment sur mon polonais. Une traductrice officielle m’a confié un jour après un petit échange bilingue autour d’un café : « vous parlez très bien français ! ».

Quelles étaient vos missions en Ukraine ?

J’ai réalisé des audits techniques et financiers sur des réseaux de chaleur pour une société de Marseille qui s’implantait dans le pays (qui y est toujours d’ailleurs), et j’ai aidé des mines de Lougansk à planifier le captage et la valorisation du méthane (le grisou) pour exporter des crédits carbone.

Que faisiez-vous en Egypte ? Comment avez-vous vécu le Printemps Arabe ?

J’étais Directeur Exécutif de la société ECPC, filiale à 60% du groupe Consolis, et à 40% de l’Etat Egyptien par l’intermédiaire de la société Stigwarth. Nous fabriquions des produits en béton préfabriqués, à haute valeur ajoutée (segments de tunnel pour le métro, tuyaux pression pour les centrales électriques ou les transferts d’eau,…). Le projet initial était de développer la filiale pour qu’elle devienne une base pour le Moyen Orient, mais les transformations politiques de janvier-février 2011 ont bien entendu changé la donne.

Cette société a traversé la crise de façon stable pour le contexte, a toujours été bénéficiaire, et a repris depuis son développement, évidemment dans des conditions très particulières au niveau de la sécurité des personnels, ainsi qu’au niveau des rapports avec l’actionnaire minoritaire.

Vous êtes médiateur. Pouvez-vous nous préciser de quoi il s’agit ?

C’est l’une des Méthodes Alternatives de Règlement des Différends reconnues en France, par l’Union européenne en particulier depuis la Directive de 2008, et également sur le plan international.

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