Crédits de l’AEFE, la réponse de gouvernement

Interpellé par les députés représentant des français établis à l’étranger, le Gouvernement a reconnu le besoin de clarifier la situation autour des crédits de l’Agence de l’Enseignement du Français à l’Étranger, voici la réponse qu’il a souhaité nous adresser : 

Retour sur mes interventions pour le Projet de loi de finance 2018

En tant que rapporteur pour avis du programme 185 sur la Diplomatie culturelle et d’influence j’ai bien entendu défendu les crédits sur l’Action extérieure de l’Etat en Commission et en Séance publique. Mais j’ai également été amené à intervenir sur d’autres sujets : 

Mes interventions sur le programme 185 : 

25 Octobre 2017 : Présentation de l’avis budgétaire sur le programme 185 « Diplomatie culturelle et d’influence, francophonie » pour le Projet de loi de finance 2018.

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5045977_59f03a1c71e20.commission-des-affaires-etrangeres–credits-2018-avis-25-octobre-2017?timecode=4654477#

7 Novembre 2017 : Présentation de l’avis budgétaire en séance publique :

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5123372_5a01ba8533fff.1ere-seance–questions-au-gouvernement–election-de-deux-vice-presidents–plf-pour-2018–seconde-7-novembre-2017?timecode=8334157

Avis budgétaire sur le programme 185 : 

a0275-tII

 

Mes autres interventions : 

27 Octobre : Aide publique au développement :

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5076221_59f32bf9cf505.commission-elargie-credits-2018–aide-publique-au-developpement-27-octobre-2017?timecode=3338511

18 Octobre : Crédits et prélèvements européens :

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5002650_59e6ffc53fe6d.commission-des-affaires-etrangeres–prelevement-sur-recettes-au-profit-de-l-union-europeenne-18-octobre-2017?timecode=6228096

Réunion publique avec Frédéric PETIT Député des Français d’Europe centrale Freiburg, 25 octobre, 19h

Je serai à Freiburg le mercredi 25 octobre. Je vous propose d’échanger sur le travail accompli jusqu’à présent ainsi que sur les sujets qui vous tiennent à coeur.

Je vous invite à une réunion publique le mercredi 25 octobre au Café Journal, Universitätsstr. 3 à Freiburg.

Nous serons là pour vous accueillir dès 18h30 et nous débuterons la discussion à 19h00.

Pour participer, vous pouvez vous inscrire sur le lien suivant: https://www.eventbrite.com/e/reunion-publique-a-freiburg-im-breisgau-avec-frederic-petit-depute-tickets-38840061670?aff=utm_source=eb_email&utm_medium=email&utm_campaign=new_event_email&utm_term=eventurl_text

Je me réjouis de vous retrouver et d’échanger avec vous.

Bien à vous

 

Frédéric Petit
Député des Français d’Europe centrale.

Début de la Foire du Livre de Francfort !

Cette année la France est l’invitée d’honneur de la « Buchmesse » de Francfort pour une semaine entière. Un événement culturel mondial et incontournable auquel vont se rendre le Président de la République Emmanuel Macron et la Chancelière allemande Angela Merkel.

Pour ma part, ce rendez-vous est une occasion pour venir montrer mon soutien à la diffusion de la culture française par le livre dont on sous-estime grandement le poids dans notre influence autour du monde. Les écrits français sont en effet bien plus diffusés et accessible que le sont nos films ou notre musique.

Mais c’est aussi et surtout un moment pour venir à votre rencontre. Tout d’abord avec une réunion publique ce soir même à Francfort ( lien suivant : http://frederic-petit.eu/index.php/2017/09/28/reunion-publique-avec-votre-depute-frederic-petit-a-francfort-le-9-octobre/ ). Je rendrai visite également au lycée français Victor Hugo. Après une rencontre à la Rathaus de Francfort, ce sera l’inauguration du pavillon français de la Foire, en présence du Président et de la Chancelière. Enfin, ce sera la remise du prix de la Francophonie par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Le lien de l’événement :

http://www.buchmesse.de/en/fbf/

Sur twitter : #fbm17 ou #frafra2017

 

Zur Initiative von Emmanuel Macron für ein souveränes, geeintes und demokratisches Europa. Stellungnahme von Frédéric PETIT, Abgeordneter in der Nationalversammlung für die Auslandsfranzosen in Zentraleuropa.

C„Europa ist nicht zustande gekommen, wir haben den Krieg gehabt.“ Mit diesem Zitat von Robert Schuman aus dem Jahr 1950, leitet der französische Staatspräsident Macron seine Vision für ein friedvolles, souveränes, geeintes und demokratisches Europa ein.

C„Als Abgeordneter in der Nationalversammlung für die Franzosen in Deutschland und Zentraleuropa, ist es mir wichtig, zu betonen, wie dringend Europa weiterentwickelt und gestärkt werden muss“, so Frédéric PETIT. „In einer globalisierten Welt haben unsere Länder jeweils auf sich alleine gestellt keine Chance. Von einem starken Europa werden jedoch alle Länder der Europäischen Union profitieren, politisch wie auch wirtschaftlich“.

CStaatspräsident Macron hat am Mittwoch, 26. September in La Sorbonne eine wichtige Initiative für Europa ergriffen. Eine Vision, die es schon lange nicht mehr gegeben hat. Eine Vision für ein souveränes, geeintes und demokratisches Europa.

CMacron nennt sechs Schlüssel zur Europäischen Souveränität: Ein Europa, das Sicherheit in allen ihren Dimensionen gewährleistet; ein Europa das auf die Herausforderung der Migration geschlossen reagiert; ein Europa dessen Blick auf Afrika und den Mittelraum gerichtet ist. Ein Europa das ein Vorbild für nachhaltige Entwicklung ist; ein Europa der Innovation; ein Europa das eine Wirtschafts- und Währungsmacht ist. Europaweit soll in Zukunftsprojekte gemeinsam investiert werden. Als Investitionsmittel sollen gemeinsame spezifische Ressourcen definiert werden, aber nicht zu Lasten eines Mitgliedsstaates.

CDiese Vorstellung hat mit einer Transferunion nichts zu tun. Die Haushalte der Mitgliedsstaaten bleiben natürlich eigenständig. Es soll keinen europäischen Länderfinanzausgleich oder eine neue Steuer geben, sondern eine Verwendung bereits existierender Steuern für gemeinsame Aufgaben.

CPräsident Macron hat seine Vision für ein geeintes Europa vorgestellt: Ein Europa, das Solidarität durch eine soziale und steuerliche Konvergenz ermöglicht, ein Europa, das Kultur und Wissen schätzt und fördert. In demokratischen Konventen sollen die Bürgerinnen und Bürger Europas die Zukunft unseres Kontinents besprechen können. Wir reichen unseren Freunden in Deutschland die Hand und stehen gemeinsam für unsere Heimat Europa.

Première réunion de l’AP-OSCE

La Délégation Française de l’AP-OSCE se réunit aujourd’hui pour la première fois pour élire son Président, à la suite des élections sénatoriales.

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) prolonge le processus de rapprochement Est-Ouest engagé dans les années soixante-dix par la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) et marqué par l’Acte final d’Helsinki (1975) et la Charte de Paris pour une nouvelle Europe (1990).

L’Assemblée parlementaire de l’OSCE (AP OSCE) a été créée à la suite de la décision des chefs d’État et de gouvernement au Sommet de Paris en 1990 de favoriser une plus grande implication des parlements nationaux dans les activités de l’OSCE. L’AP OSCE compte 323 parlementaires désignés par leur parlement national. Il s’y ajoute des délégations d’observateurs (assemblées parlementaires internationales) et de partenaires (asiatiques et méditerranéens), ainsi que le Saint-Siège, à titre d’invité d’honneur.

Le rôle de cette Assemblée parlementaire est triple :

    • Elle évalue la mise en œuvre des objectifs de l’OSCE par les États participants et débat sur les sujets abordés lors des réunions du Conseil ministériel et des sommets des chefs d’État et de gouvernement ;
    • Elle soutient le renforcement et la consolidation des institutions démocratiques dans les États participants. Elle joue ainsi un rôle de premier plan dans l’observation des élections nationales dans l’espace de l’OSCE, en étroite collaboration avec le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) ;
    • Elle facilite le dialogue interparlementaire, qui participe à l’effort global de démocratisation de toute la zone OSCE.

La France dispose de 13 sièges sur 323 à l’AP OSCE.  La délégation française comprend 13 membres: 8 députés et 5 sénateurs.

Les députés de la délégation de l’Assemblée nationale ayant été désignés, il convient qu’ils se réunissent en un premier temps pour élire leur président. Le rôle du président consiste principalement à convoquer la délégation, la représenter auprès de visiteurs extérieurs, nommer les députés qui participent aux missions d’observation électorale. Les sénatoriales étant enfin passées, l’ensemble de la délégation doit se réunir sur convocation du doyen d’âge (député ou sénateur) pour élire le président et le bureau de l’ensemble de la délégation française. Le président a entre autre comme pouvoir de siéger à la commission permanente de l’AP OSCE.

Réponse ouverte à Nathalie Ségaunes suite à son article « Députés des Français de l’étranger, l’art du grand écart », ainsi qu’à Arnaud Leparmentier, journaliste au Monde, pour son Tweet « no representation without taxation ! ».

Je ne suis pas de nature polémiste, j’apprécie et juge nécessaire la contradiction, cela m’a toujours permis de mieux comprendre le monde qui m’entoure. Cette lettre nécessite cependant bien plus que 140 signes et présuppose que ceux qui ne sont pas d’accord avec moi nourriront autant de curiosité, où même de plaisir, j’ose le dire, à la confrontation fructueuse.

Je souhaite commencer par des remarques de forme :

Votre article, Madame Ségaunes, commence par des faits, pénalement répréhensibles, en cours d’investigation, pour lesquels M. El Guerrab a été mis en examen récemment. Ce sont effectivement des faits, mais qui ne peuvent en aucun cas introduire une réflexion sur le sujet qui nous concerne, celui de la représentation nationale. Il est d’ailleurs peu pertinent de les lier aussi directement.

Votre tweet, Monsieur Leparmentier, dans sa concision et son côté « slogan », semble considérer comme simple et de bon sens une question qui a traversé l’Histoire de France et du monde depuis des siècles. Chaque nation, ou Cité, qui s’est tournée vers le monde (vers l’export, dirait-on maintenant) est logiquement traversée par ce débat. Simplifier les problèmes complexes du monde actuel est à la mode, mais je ne l’attendais pas de votre côté.

Réduire la notion de citoyenneté à des questions d’épicerie me semble déplacé, et certainement peu adaptée aux débats forcément elliptiques d’un tweet.

La représentation nationale à mon sens, ne cherche pas prioritairement le bien de ses électeurs, ni le bien des contribuables, mais elle cherche en réalité le bien commun, le bien supérieur, celui qui sert à tous.

Ma seconde remarque concerne les Français établis à l’étranger (et non pas les Français de l’étranger, le raccourcis est un peu tendancieux dans notre cas).

Ils sont, nous sommes, plus de trois millions, dont plus d’un million et demi d’électeurs dans les nombreux pays de résidence. Notre sociologie a effectivement beaucoup changé des dernières décennies. Plus de couples mixtes, d’enfants de couples mixtes (mes deux filles, par exemple), de jeunes sans stabilité professionnelle affirmée, de retraités qui sont tombés amoureux d’une autre terre pour leur vieux jours, d’entrepreneurs qui ont trouvé plus opportun de se lancer dans un autre territoire que celui de leur naissance, et qui réussissent. Ils sont aussi et encore des chercheurs ou des sportifs.

Mais tous aiment, en même temps et tout autant, la France et leur vie ailleurs. Le regard qu’ils posent sur notre pays est extrêmement important. Nous parlons d’idées, d’analyses, de comparaisons, de projets, que l’on ne peut pas trouver au cœur du territoire national.

Chacun de ces citoyens français représente un parcours unique, diffuse et participe directement ou non, volontairement (bénévolement même parfois) au rayonnement de notre pays. Je ne conçois pas comment et pourquoi nous devrions être exclus de la représentation nationale, pourquoi nous devrions être exclus de cette grande aventure, unique et historique qu’est notre pays, la France. Je reconnais bien sûr que la forme de cette représentation n’est pas toujours passée par l’idée d’un député. Mais c’est un autre débat.

Ma troisième remarque enfin, concerne plus spécifiquement les bi-nationaux.

Madame Ségaunes, vous semblez supposer qu’ils seraient des proies faciles à manipuler par les agents de l’étranger. Agents qui sont forcément, semblez-vous sous-entendre, des ennemis en puissance.

Vous avez tout à fait raison.

Au même titre qu’un député avocat risque d’être une proie facile à manipuler par ses anciens clients, qu’un député régionaliste par des séparatistes, qu’un député syndicalistes par ses anciens collègues, la liste est infinie. Et un député de métropole pourrait même être manipulé par des bi-nationaux installés en France !

La droiture et la sincérité de l’engagement politique, leur difficulté, leurs dangers, ne sont pas l’apanage des députés représentant les Français établis à l’étranger : cela touche chaque citoyen, même les journalistes…

Notre nation peut se tromper, peut être trompée, qu’elle élise ou pas des députés qui vivent hors de son territoire. C’est le monde, tel qu’il se fait, qui nous imposent à tous le grand écart, il est inévitable.

Ce sont les électeurs qui tranchent, qui doivent se former, s’informer, contrôler, questionner, et cela sans doute en plus de 140 signes Monsieur Leparmentier, et peut-être pas dans la colonne des faits divers, comme vous semblez le suggérer Madame Ségaunes.

Je suis et reste à votre disposition, car le sujet me passionne. Non seulement parce qu’il est l’essence même de mon mandat et de mon action, mais aussi parce qu’il mérite que l’on puisse l’approfondir.

Lien vers l’article et le tweet :

http://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-francais-l-etranger-l-art-grand-ecart-133488?0=