Construire l’Europe de demain

22 janvier 2018 – Bundestag – Vote d’une résolution commune pour un nouveau Traité de l’Elysée

La relance de la construction européenne, pourquoi ?

Ma vie personnelle et professionnelle est enracinée au coeur de l’Europe, dans une circonscription au croisement de trois enjeux de la construction européenne :

la relance du couple franco-allemand, l’affirmation de l’Europe Centrale, et le développement des Balkans.

 

 

Le couple franco-allemand

La mixité extraordinaire, l’imbrication, des sociétés allemande et française aujourd’hui, à peine deux générations après avoir été ennemies appelées ‘héréditaires’, est au cœur du projet européen, historiquement, politiquement, socialement, hier, et aujourd’hui pour le remettre en route.

Ma fonction est au cœur de cette mixité, de cette imbrication, puisque je représente en grande partie ces binationaux, biculturels, bi-citoyens, bi-patriotes parfois, ces gens qui se définiraient sans doute eux-mêmes comme franco-allemands, « 100% l’un et 100% l’autre ». Porter cette parole citoyenne particulière dans les instances et les groupes actuellement engagés dans l’élan de relance du projet européen est donc au cœur de ma responsabilité, de mon action, de mes engagements.

Emmanuel MACRON : « Je propose à l’Allemagne un partenariat nouveau. Pourquoi ne pas commencer ensemble l’Agence de l’innovation de rupture, lancer un programme commun d’intelligence artificielle qui ferait de l’Europe le moteur de la croissance mondiale ? Pourquoi ne pas se donner d’ici à 2024 l’objectif d’intégrer totalement nos marchés en appliquant les mêmes règles à nos entreprises, du droit des affaires au droit des faillites ? » (Discours de la Sorbonne).

 

L’Europe Centrale

J’ai découvert ces pays au temps où ils nous étaient plus ou moins fermés. J’y ai travaillé, entrepris, vécu. J’y ai fondé ma famille. Ils se sentent européens depuis le mouvement des universités, depuis les Lumières, depuis le printemps des peuples. S’ils ont rejoint le projet européen actuel, ce n’était pas pour prendre la guerre à contre-pied, comme l’Allemagne et la France, mais pour prendre leur retard économique à contre-pied, en faisant le pari de l’ouverture, de la liberté d’entreprendre, après l’isolement et la dictature.

Ce sont donc bien autour de valeurs que ces pays ont rejoint le projet il y a une quinzaine d’années. C’est ce que nous devons sans cesse remettre au cœur de notre relation, pour en finir avec l’épicerie des donnant-donnant. Sans faiblesse, sans contemption.

Ces pays sont le sel de l’Europe. Sans eux, elle serait fade, vouée à la décomposition et aux aléas de l’Histoire.

Certes la relance du projet ne pourra pas se faire de façon uniforme : l’Europe doit cependant rester inclusive, retrouver et associer les femmes et les hommes de conviction que ces pays lui ont toujours fournis dans son histoire, pour qu’ils puissent reprendre l’initiative tant au niveau européen qu’au niveau national.

Emmanuel MACRON : « Quand ce qu’on appelait alors l’Europe de l’Est, de la Pologne à la Bulgarie, a rejoint ce projet une génération après, c’est ce même souffle d’espoir qui nous animait. C’était réparer une histoire commencée en 1947, enfin. Pour nombre de pays qui avaient connu les pires oppressions, rejoindre l’Union européenne apparaissait comme une promesse inédite d’émancipation. » (Sorbonne).

 

Les Balkans

A feu et à sang dans les années 90, comme le reste de l’Europe 40 ans plutôt. Tensions ethniques, historiques, religieuses, défient l’avenir du modèle européen. Est-il possible, et comment, que des peuples meurtris, entre-déchirés il y a vingt ans, dont les difficultés économiques sont aggravées par la proximité de l’Europe, construisent un avenir commun, apaisé ? Est-ce que l’idée géniale des pères fondateurs de l’Europe, ce contre-pied aux haines dites héréditaires, peut faire tache d’huile dans ce patchwork de pays, de peuples, de langues, d’histoires et d’espoirs ?

Emmanuel MACRON : « Cette Union, lorsqu’ils respecteront pleinement l’acquis et les exigences démocratiques, devra s’ouvrir aux pays des Balkans. Car notre Union reste attractive et son aura est un facteur essentiel de paix et de stabilité sur notre continent. » (Sorbonne).


 

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