Mes questions au gouvernement

11 avril 2019 – Question écrite au gouvernement – Vote électronique et vote par corresponsance – Elections européennes

M. Frédéric Petit interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet des possibilités de vote à distance pour les Français établis à l’étranger, à l’approche des prochaines élections européennes. Monsieur Petit est fréquemment contacté par des citoyens établis dans la 7e circonscription des Français établis à l’étranger, exprimant leur désarrois face à la difficulté de se déplacer jusqu’au bureau de vote au sein des consulats, mais également face à l’inefficacité du vote par correspondance. Cette même inefficacité qui a été notamment à l’origine de l’annulation de l’élection de la députée Samantha Cazebonne, tant les erreurs d’envoi des plis électoraux pour les votes par correspondance, avaient été nombreuses. Après les élections législatives de 2017, les appels à un passage au vote électronique s’étaient multipliés. Et alors qu’un nouveau vote se prépare, et alors que nos concitoyens établis à l’étranger ont déjà dû procéder aux démarches d’inscription sur le répertoire électoral unique, les inscrivant, pour la plupart, définitivement sur les listes consulaires, les demandes de mise en place d’un meilleur système de vote, moins complexe et moins coûteux, reviennent une nouvelle fois. Sur le site du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, il est même admis que les procédures de vote par correspondance peuvent être longues et sujettes aux aléas de l’efficacité des services postaux selon les endroits où nos concitoyens se situent. Dans une Démocratie exemplaire comme la France, ces aléas ne sauraient être tolérés. En tant que député représentant les Français établis en Allemagne, Monsieur le député rappelle qu’aujourd’hui, Outre-Rhin, près d’un quart des électeurs allemands ont voté par correspondance pour les élections au Bundestag en septembre 2017. Or, si ce type de vote est si fortement utilisé, c’est parce qu’il est d’usage extrêmement simple, compréhensible au contraire du système français, trop soumis, lui, aux aléas postaux et si complexe qu’il conduit à l’annulation de nombreux bulletins de vote. Ainsi, en Allemagne la classe politique a fait de la participation aux élections une priorité de l’exercice de la démocratie et l’Etat allemand a su mettre en place les dispositifs adéquats. Dès lors, pourquoi n’est-il pas envisageable en France ? Alors que les démarches administratives du quotidien sont déjà signalées comme longues, difficiles, et fort coûteuses pour et par les Français établis à l’étranger, il apparaît essentiel de leur donner la possibilité d’exercer leur droit de vote, outil socle de notre démocratie, de la manière la plus simple possible. Ces citoyens français se sont fortement mobilisés durant le Grand Débat National, démontrant leur souhait de participer à la vie démocratique et politique de notre pays. Pour ces raisons, Monsieur Petit souhaiterait savoir d’une part, si le vote électronique sera prochainement remis en œuvre pour les élections à venir ; et d’autre part, si des pistes d’amélioration du vote par correspondance sont actuellement explorées, et dans quels délais des réponses ou alternatives seront proposées ?

En attente de réponse du ministère.

26 mars 2019 – Question écrite : Démarches administratives – CNI – Passeports – Consulats – Français établis en Allemagne

Monsieur Frédéric PETIT interpelle Monsieur le Ministre de l’Europe et étrangères à propos de l’accessibilité des démarches administratives concernant les Cartes Nationales d’Identité et les passeports pour les citoyens Français établis en Allemagne. Certains citoyens établis en Allemagne font en effet parfois jusqu’à 200 kilomètres pour faire des démarches administratives auprès des différents consulats répartis sur le territoire allemand. Cela signifie qu’il est souvent nécessaire de dédier une journée entière et des dépenses de transports conséquentes pour avoir accès aux services de l’Etat. C’est le cas des démarches pour obtenir une carte d’identité ou un passeport, pour lesquels ces déplacements peuvent se faire à deux reprises : pour la demande, et pour la récupération du document. Cela signifie deux fois plus de temps et deux fois plus de moyens nécessaires. Dans le cas de la Carte Nationale d’Identité, la comparution est obligatoire aux deux étapes (demande et récupération) – sauf pour les mineurs- et aucun envoi sécurisé n’est possible, alors que pour les passeports, la comparution est obligatoire dès 12 ans, et si l’envoi par courrier sécurisé est cette fois possible, c’est au citoyen de fournir l’enveloppe lors du dépôt de la demande. En effet, depuis l’arrêté du 27 avril 2017, des Ministères de l’intérieur et de l’Europe et des affaires étrangères, fixant les modalités de l’envoi par courrier sécurisé des passeports délivrés par certains postes diplomatiques et consulaires et autorisant la création d’un télé-service permettant à l’usager d’attester de la réception de son passeport, il existe, par dérogation, la possibilité aux ressortissants français de certains pays de bénéficier de l’envoi postal et sécurisé de leur passeport, à leurs frais. Cet arrêté comprend l’Allemagne, et tous les pays de l’Union Européenne. Cependant, la députée Anne Genetet, dans son rapport sur la mobilité internationale remis au Premier Ministre à l’automne 2019, proposait, par la recommandation 139 de « communiquer sur la possibilité d’envoi par la poste des passeports dans 38 pays, car il apparaît que c’est peu ou mal connu des communautés concernées », s’appuyant en particulier sur des témoignages venus d’Allemagne. De plus, durant les réunions du Grand Débat National organisées par Monsieur le député Frédéric Petit en Allemagne entre janvier et mars 2019, il a été interpellé à de nombreuses reprises sur la grande complexité, le coût et le manque d’informations sur ces démarches, ainsi que les horaires d’ouverture des services consulaires. Monsieur le député souhaite donc savoir si le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a retenu la recommandation 139 du rapport de la députée Anne Genetet, mais aussi, s’il entend proposer le système appliqué aux passeports pour les envois sécurisés, aux démarches concernant les Cartes Nationales d’Identité. Monsieur le député souhaite également demander au Ministre si une coopération avec les autorités locales, pour le cas allemand, n’est pas envisageable –en particulier lorsqu’il s’agit de binationaux.

12 mars 2019 – Question écrite : accessibilité Ameli.fr – Numéro de téléphone depuis l’étranger

Frédéric Petit alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’importance des difficultés subies par les Français établis à l’étranger pour entrer en relation téléphonique avec le service Ameli.fr, pour lequel un numéro de téléphone est mis à disposition pour les expatriés afin qu’ils puissent contacter de l’étranger la sécurité sociale, à laquelle ils continuent souvent de cotiser.

Or, nombreuses sont les situations où il est impossible de déterminer qui exactement, au sein de la sécurité sociale, gérera les demandes et les dossiers, et le numéro d’appel, proposé par le site Ameli.fr, n’est tout simplement pas en état de marche où pour le mieux accessible aléatoirement. Lorsque l’appel permet parfois de trouver un correspondant, la réponse obtenue est parfois limitée à la demande de transmission d’un numéro de téléphone qui sera rappelé alors par l’administration. De telles réponses ne tiennent compte ni de la variété des réseaux, ni des opérateurs téléphoniques, ni surtout du décalage horaire.

Au problème téléphonique s’ajoute également le volet numérique : la création d’un espace personnel sur ameli.fr est impossible pour les expatriés puisque la procédure d’inscription en ligne requiert un code postal français. Cette donnée étant logiquement croisée par le système de requête du logiciel gérant la demande pour établir la véracité des coordonnées de l’assuré auprès de la caisse d’assurance maladie, l’entrée d’un code postal pris au hasard ne peut fonctionner.

Cette situation témoigne, comme beaucoup d’autres cas dans les divers services de l’Etat, que le “logiciel français établis à l’étranger” n’est pas encore présent partout dans nos administrations, et plus grave encore, il ne l’est pas non plus dans des services publics qui doivent accompagner nos concitoyens au quotidien. Monsieur Frédéric Petit demande donc quelles solutions ont été envisagées par le Ministère des solidarité et de la santé pour palier à ces difficultés qui concernent la santé et la sécurité de nos concitoyens.

28 janvier 2019 – Question écrite : Permis de conduire – Envoi postaux – Français établis à l’étranger

Frédéric Petit alerte M. le ministre de l’intérieur sur la difficulté pour les français établis à l’étranger, mais plus précisément dans l’Union Européenne, de pouvoir recevoir leur nouveau permis de conduire à leur adresse de résidence. En effet, si certaines démarches comme les cartes d’identité, les passeports ou encore les inscriptions sur les listes électorales peuvent se faire auprès des consulats et ambassades avec une certaine efficacité, la réception d’un permis de conduire par courrier, pourtant possible sur le territoire national, est source d’une grande contrariété pour les administrés français à l’étranger. Après dépôt et transmission des documents adéquats à la demande de création d’un permis de conduire, les français établis à l’étranger sont contraints de trouver une solution de fortune, comme faire envoyer le nouveau permis à une adresse française, pour ensuite la renvoyer à l’étranger ; une démarche longue, stressante et parfois coûteuse pour des français qui doivent déjà faire de nombreux kilomètres et sacrifier des journées entières pour de simples démarches. Cette situation témoigne que le “logiciel français établis à l’étranger” n’est pas encore présent partout dans nos administrations. Monsieur Frédéric Petit demande donc quelles solutions ont été envisagées par le Ministère de l’intérieur pour palier à ces contraintes territoriales que d’autres types de démarche ont pourtant su surmonter. Il souhaite également savoir si la question a été étudiée pour les français établis à l’extérieur de l’Union Européenne.

En attente de réponse du Ministre

11 décembre – Question écrite : Sections européennes et réforme des lycées

M. Frédéric Petit appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la prochaine réforme des lycées et des sections européennes, notamment dans l’apprentissage de l’allemand. Une crainte est en effet exprimée par le corps professoral de cet enseignement de spécialité qu’il ne recueillera pas suffisamment d’élèves et résumerait donc les activités linguistiques au tronc commun, en diminuant le nombre d’heures de cours dispensées. Les sections européennes permettent de faire passer la certification B2-C1 en allemand à des élèves qui ont derrière eux un nombre important d’années de cours et d’échanges scolaires. Cependant, cette langue subit la concurrence de l’anglais et de l’espagnol. Sans les sections européennes, l’enseignement de l’allemand serait amputé d’un atout majeur qui lui permettait d’apporter, avant la réforme du précédent gouvernement, aux Collèges et Lycées qui le souhaitaient, la possibilité de motiver des élèves pour l’allemand. Monsieur le député souhaite donc savoir où en sont les projets du ministère en ce qui concerne la section européenne, dans le cadre de la réforme à venir.

En attente de réponse du Ministre

14 novembre – Question au gouvernement : réforme de la représentation des français établis à l’étranger

17 juillet – Question écrite : format et numérisation de la carte nationale d’identité.

M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’application de la loi relative à la protection de l’identité et la numérisation des Cartes Nationales d’Identités (CNI). La loi relative à la protection de l’identité adoptée la 27 mars 2012 prévoyait le passage de la carte nationale d’identité d’un document plastifié qui adopte le format ID-2 de 105mm x 74mm, sans microprocesseur et sans fonctionnalités à une carte au format ID-1 de type carte bancaire, avec des fonctionnalités électroniques. Or, malgré l’adoption du texte, aucun changement n’est advenu. Changer de format de carte permet de réduire le risque de perte ou d’égarement et de répondre aux attentes de nos concitoyens. C’est ensuite assumer un choix politique européen en donnant à notre carte d’identité un format similaire à celui trouvé en Allemagne, en Italie, en Belgique et dans nombres d’autres pays européens. Numériser la CNI permet de la rendre intelligente, de faciliter l’identification et l’authentification biométrique et de rendre les services publics plus accessibles. La numérisation est aussi utile en matière de lutte contre la fraude et la contrefaçon, de facilitation des démarches administratives et quotidiennes des citoyens et de meilleure protection de l’identité des personnes en particulier dans l’usage des services numériques. Au vu de l’accord de principe trouvé le 28 février 2014 entre les États membres de l’Union Européenne pour rendre interopérables les systèmes d’identification électroniques à travers les pays membres de l’Union européenne, au vu de la création le 5 janvier dernier d’un programme interministériel chargé de concevoir et de mettre sur pied, d’ici la rentrée 2019, une « solution complète » d’identité numérique sécurisée, et au vu du refus d’application du texte de loi relatif à la protection de l’identité CNI exprimé en 2013 par l’ancien ministre de l’Intérieur, Mr. Petit demande quelles mesures sont prévues afin de moderniser les Cartes d’Identité Nationales françaises.

Réponse de Monsieur Christophe Castaner, Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur : 

Le ministre de l’intérieur rappelle que la loi n° 2012-410 du 27 mars 2012 relative à la protection de l’identité est parue au Journal officiel du 28 mars 2012 après une censure partielle de ses dispositions par le Conseil constitutionnel. Bien que le Conseil constitutionnel n’ait pas censuré le principe d’une carte nationale d’identité (CNI) dotée d’un composant électronique contenant l’état civil du titulaire avec sa photographie et ses empreintes digitales, la censure des dispositions afférentes à la mise en place d’une base commune aux deux titres, CNI et passeport, dotée d’une fonction d’identification du demandeur à partir de ses données biométriques, a eu pour conséquence de « geler » les travaux réglementaires de mise en œuvre de la loi. Ultérieurement, et tirant les conséquences de cette décision, le Gouvernement a jugé prioritaire d’axer son action sur la sécurisation des procédures de délivrance (lutte contre l’obtention indue de titres d’identité ou l’utilisation frauduleuse de titres authentiques perdus volés ou invalidés), le développement d’un nouveau support plus coûteux ne permettant pas, à lui seul, de lutter contre la falsification des justificatifs produits à l’appui d’une demande de titre. Dans cette optique, l’action du Gouvernement a conduit au déploiement de nouveaux outils de lutte contre la fraude, à l’occasion de l’instruction d’une demande de CNI. Ces avancées ont été permises par la mise en place d’une base commune aux deux titres, dénommée « titres électroniques sécurisés » (TES) par le décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016. Ce décret adopté dans le cadre du plan préfectures nouvelle génération (PPNG) a conduit à étendre aux CNI les garanties de sécurité mises en œuvre pour le passeport. Si l’action du Gouvernement s’est attachée, au cours des dernières années, à réduire les risques de fraude dans le cadre de la procédure de délivrance des titres, la sécurisation de la carte d’identité elle-même est demeurée un objectif à mettre en œuvre dans une seconde étape. Cette seconde étape en matière de lutte contre la fraude au titre d’identité a été récemment enclenchée par une proposition de règlement du Parlement et du Conseil européens renforçant la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union et des titres de séjour délivrés aux citoyens de l’Union européenne et aux membres de leur famille exerçant leur droit à la libre circulation. Ce projet vise à harmoniser les normes de sécurité applicables aux cartes d’identité délivrées par les Etats membres et prévoit notamment un passage au format carte bancaire avec insertion d’un composant électronique. Les négociations sont actuellement en cours. Par ailleurs, ces travaux doivent être articulés étroitement avec les réflexions en cours au niveau ministériel sur la recherche d’une solution d’identité numérique de niveau élevé au sens du règlement « eIDAS » du 23 juillet 2014 permettant aux usagers de s’identifier sur internet pour l’accomplissement notamment de démarches administratives en ligne. En effet, de manière accrue, dans leur quotidien, les usagers, les entreprises ou encore les associations sont confrontées, face à des démarches et transactions, publiques ou privées, de plus en plus dématérialisées, à la nécessité de devoir justifier de leur identité. Le Président de la République a, par ailleurs, annoncé que de profondes réformes devaient être engagées pour faciliter le quotidien de nos concitoyens, en poursuivant notamment l’effort de dématérialisation des démarches administratives. Cette avancée permettra ainsi à chacun, qu’il s’agisse de personnes privées ou de personnes morales, de justifier de leur identité, de façon sécurisée, ergonomique et accessible aussi bien lors d’échanges de données liées à des démarches administratives, que pour des usages plus étendus. Mais une telle évolution implique un préalable : garantir la fiabilité et la sécurité des données échangées par la mise en place de solutions d’identité numérique sécurisées. A cette fin, une direction de programme interministérielle a été mise en place en janvier 2018 par les ministres de l’intérieur, de la justice et le secrétaire d’Etat au numérique pour dégager des solutions tenant compte de ce nouveau cadre communautaire.

17 juillet – Question écrite : Délais de délivrance des certificats de nationalité française

Mr Frédéric Petit attire l’attention de la Mme la garde des Sceaux, ministre de la justice, sur les délais d’obtention du Certificat de Nationalité Française (CNF) par les Français établis hors de France. Saisi de plusieurs demandes qui font état d’inquiétude quant au délai d’attente pour l’obtention du CNF – jusqu’à 14 mois pour une simple confirmation de dépôt de la demande – il est nécessaire d’adapter et d’accélérer les procédures d’obtention de ces certificats, nécessaires à bien des Français résidants en France mais aussi à l’étranger. Ces délais ne sont pas tolérables. Ils ont parfois pour conséquence l’arrêt du versement de la retraite ce qui peut avoir de graves conséquences en matière de financement des soins notamment. Dans le cadre de la volonté du Président de la République d’harmoniser le traitement le traitement des Français vivant en France et ceux vivant à l’étranger, quels moyens sont affectés au Service de la Nationalité pour pouvoir traiter au plus vite les demandes reçus, et quelles mesures sont envisagées afin d’éviter que nos concitoyens puissent obtenir leur certificat dans des délais raisonnables ?

En attente de réponse du Ministre.

17 juillet 2018 – Question écrite : Passerelle entre organisations internationales et diplôme français d’avocat.

M. Frédéric Petit attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la possibilité pour les personnes ayant travaillé au sein des administrations européennes d’obtenir le diplôme d’avocat et d’exercer cette profession en France. En effet, l’article 98 al. 4 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d’avocat dispose que “sont dispensés de la formation théorique et pratique et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat les fonctionnaires et anciens fonctionnaires de catégorie A, ou les personnes assimilées aux fonctionnaires de cette catégorie, ayant exercé en cette qualité des activités juridiques pendant huit ans au moins, dans une administration ou un service public ou une organisation internationale”. Or, l’arrêt de première Chambre Civile de la Cour de Cassation du 14 décembre 2014 (pourvoi n°15-26635) exclue du bénéfice de la disposition précitée un fonctionnaire de l’Union Européenne en raison du fait qu’il ne peut justifier de la pratique du droit français au titre de sa pratique professionnelle. Comment expliquer que les fonctionnaires de l’Union européennes remplissant les conditions pour l’obtention du certificat d’aptitude soient exclus des bénéfices de la passerelle prévue par le décret ?

En attente de réponse du Ministre.

17 juillet 2018 – Question écrite : Vote par correspondance

M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la simplification des démarches de vote par correspondance, notamment au vu des difficultés éprouvées par les Français établis hors de France. Le vote par correspondance est un moyen électoral particulièrement adapté pour les Français de l’Étranger résidant loin des consulats, il devrait donc être une démarche électorale rapide, simple et facile. Or, le manque d’information des ambassades lors des dernières élections législatives, le retard dans l’envoi du matériel de vote et la procédure compliquée de signature et de renvoi ont desservi ce moyen de vote. Aussi peut-on se demander pourquoi le vote par correspondance n’est pas ouvert aux électeurs résidant sur le territoire français. En Allemagne, la procédure de vote par correspondance simplifiée a permis à près d’un quart des électeurs d’exprimer leur choix par ce moyen aux dernières élections législatives. C’est un moyen moins onéreux et moins risqué que le vote électronique. Il permet de lutter efficacement contre l’abstention et de donner un accès simple à l’exercice fondamental de la démocratie. Mr. Petit demande si des mesures de simplifications de la procédure de vote par correspondance sont envisagées.

En attente de réponse du Ministre.

13 mars 2018 – Question écrite : Filière SES et réforme des parcours scolaires

M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale au sujet de la prochaine réforme du baccalauréat et la place des sciences économiques et sociales (SES) dans le parcours des lycéens. Il y a plus de 50 ans, les sciences économiques et sociales étaient introduites au lycée, permettant l’entrée d’une « troisième culture », aux côtés des humanités (littérature) et des sciences, contribuant ainsi à l’enrichissement de la formation intellectuelle et citoyenne des lycéens. Cette formation offre un accès aux outils d’analyse à l’économie, la sociologie et une introduction aux sciences politiques. Cette filière ouvrait également et surtout au monde de l’entreprise. Toutefois, les annonces faites autour de la prochaine réforme du baccalauréat intriguent et parfois peuvent inquiéter le monde enseignant, notamment car il entend rénover le système des filières, avec par exemple la proposition des filières dites majeurs et mineurs, dans lesquelles les sciences économiques et sociales pourraient se retrouver. Au-delà de ces filières relevant du choix d’orientation des élèves, il aurait été annoncé l’existence d’un tronc commun avec plusieurs matières comme l’EPS, les mathématiques, l’anglais langue vivante ou encore l’histoire géographie. Toutefois, aujourd’hui, force est de constater que la discipline des SES est très appréciée des élèves et a démontré sa réussite. Elle a indéniablement participé à la démocratisation du lycée en accueillant un tiers des bacheliers généraux, qui présentent un recrutement social particulièrement varié et bénéficient de débouchés diversifiés et de bons taux de réussite dans l’enseignement supérieur. Il souhaiterait savoir quelle pourrait être la place des SES dans le prochain système du baccalauréat et comment s’assurer qu’elles puissent demeurer accessibles à tous, et pourquoi pas les intégrer aux prochains troncs communs proposés par la prochaine réforme. Absentes du collège et des enseignements obligatoires en première et terminale, il apparaît nécessaire de donner aux SES une place suffisante.

En attente de réponse du Ministre.

20 janvier 2018 – Question écrite : Situation préoccupante au Yémen

M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation au Yémen. L’Organisation des Nations unies (ONU) qualifie désormais la crise humanitaire qui s’étend actuellement au Yémen comme étant « la pire de la planète ». Le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU énonce des chiffres terrifiants : 22,2 millions de Yéménites sont dans un besoin d’aide immédiate – c’est 76 % de la population – la famine touche 8,6 millions de personnes. Le conflit a eu pour conséquence la destruction de 50 % des centres de soin, favorisant les épidémies comme le choléra. Économiquement, le pays a subi une hausse de plus de 200 % du prix des carburants et plus de 45 % pour les denrées alimentaires de base depuis décembre 2017. Le pays, déjà en proie aux ambitions géostratégiques, subit de plein fouet le blocus imposé par la coalition menée par le Royaume d’Arabie saoudite. Ce blocus était censé être levé temporairement au mois de janvier 2018 pour permettre à plusieurs ports de la mer Rouge de livrer l’aide humanitaire, notamment après l’appel du Président de la République à son altesse, le roi Salmane, en décembre 2017. Depuis, l’Arabie saoudite a activement participé au fonds de soutien pour l’ONU en faveur du Yémen, le Yemen comprehensive humanitarian operation (YCHO). Cependant, plusieurs ONG signalent de vastes difficultés à accéder auxdits ports, en particulier celui d’Hodeida, et à la mise en place des corridors humanitaires. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelle est la situation actuelle concernant l’accès à l’aide humanitaire, la situation pour les civils en proie aux nombreux raids aériens et enfin, quelles actions la France souhaite-t-elle entreprendre, notamment auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, pour apaiser le conflit et enfin permettre une vraie concertation autour de la table, ce qui semble toujours manquer à l’heure actuelle.

En attente de réponse du Ministre.

28 novembre 2017 – Question orale : le cap des 10 000 VIE est franchi !

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