Action sur page accueilCirconscriptionEurope/Franco-AllemandPositionsPresse“Pumpaj !” : En Serbie, des étudiants gonflés à bloc

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Mon billet du lundi 24 mars.

Depuis la chute d’un auvent à la gare de Novi Sad, en Serbie, le 1er novembre 2024, un mouvement citoyen historique a vu le jour et a enflé jusqu’à la journée historique du 15 mars dernier. Leur slogan de ralliement est un appel à « pomper » ensemble: pumpaj! (prononcer « poumpaille »). Il fait sans doute allusion au caractère collectif, déterminé, et patient du mouvement; il s’agit de pomper ensemble pour sauver le pays, un peu comme on écope dans une barque qui menace de couler.

Bien entendu, la viralité de ce slogan a multiplié les usages (on se salue dans la rue d’un « Pumpaj »), mais aussi les métaphores : « gonflons-le jusqu’à ce qu’il explose », pouvait-on lire sur une banderole à propos du président Vucic.

De même que les Ukrainiens qui expriment leur volonté de nous rejoindre comme État-membre posent une question essentielle aux démocrates européens (« la démocratie à quel prix? »), ce mouvement en Serbie qui a aujourd’hui très largement dépassé le cadre anti-corruption des seuls étudiants pose également un défi aux démocrates européens, bien résumé dans cette expression: Pumpaj !

S’agit-il, comme au temps des Shadocks, de pomper parce que nous ne pouvons rien faire d’autre ? De pomper « dans le vide » ? De pomper pour que tout explose ? Les étudiants ont placé le mouvement dans une impasse institutionnelle en refusant a priori tout engagement institutionnel, assimilant le « politique » quel qu’il soit à l’ennemi ou au mieux au responsable des échecs successifs. Cette attitude si elle doit perdurer, n’est pas de bon augure. Ailleurs dans l’Union européenne, je perçois également ce rejet du politique, inquiétant. Cette attitude pourrait conduire à ce que le mouvement de protestation, dont beaucoup saluent l’intelligence et la force citoyenne, ne finisse par renforcer le système en place après l’avoir amendé à la marge, pour la galerie.

Je veux voir néanmoins dans ce mouvement, initié par les étudiants et étendu désormais à l’ensemble de la population serbe, un effort déterminé: chaque citoyen prend conscience de sa propre force; Un effort patient et régulier: pomper prend du temps, mais on ne revient jamais en arrière – on ne se dégonfle pas; Un effort collectif, susceptible de réinvestir les institutions démocratiques.

Et j’invite tous les citoyens de l’Union européenne où qu’ils se trouvent à en faire de même, patiemment, de façon déterminée. Ensemble. Pumpaj, Europe!

Votre Député

Je me suis engagé en politique pour rendre ce qu’on m’a donné. Je suis né en Provence, ai grandi en Lorraine. Aujourd’hui encore, ces deux territoires continuent d’exercer sur moi leur empreinte. Mais ma vie personnelle et professionnelle (entrepreneur dans le public et le privé) est surtout marquée par les voyages et la rencontre avec l’autre (Cameroun, SaarLorLux, Lituanie, Pologne, Egypte, Europe centrale et Balkans). Contrairement à la violence ou l’isolement qui sont mortifères, le conflit est nécessaire à la vie. C’est pourquoi j’ai souhaité me former à la médiation. C’est elle qui constitue le fil rouge de tout mon parcours de vie et professionnel.

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Député des Français établis à l’étranger.

Allemagne, Europe centrale, Balkans

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