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Péguy disait : « il faut oser dire ce que l’on voit, mais, plus difficile, oser voir ce que l’on voit ».

Que faut-il oser voir aujourd’hui à l’AEFE que certains ne veulent pas ou feignent de ne pas voir ?

1) La crise de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger n’est pas due à une brutale réduction de sa subvention. C’est tout simplement faux !

L’AEFE a perçu une subvention de 410 millions d’euros en 2025, 445 millions d’euros en 2024, contre 353 millions d’euros en 2017. Une subvention de 396 millions est prévue dans le budget 2026, soit une baisse de 14 millions sur un compte d’exploitation de plus d’un milliard d’euros. Pour n’importe quel gestionnaire, cette diminution serait de l’ordre de l’épaisseur du trait (1%) !

Le mur financier dans lequel l’Agence fonce tête baissée est en réalité ancien, connu et identifié depuis de nombreuses années. Mais certains préfèrent monter en épingle une baisse de subvention conjoncturelle pour continuer à regarder ailleurs, avec des lunettes (à courte vue) braquées sur les élections consulaires et sénatoriales de 2026 ; l’Agence, elle-même, utilise cet argument pour continuer méthodiquement à refuser et surseoir à une réforme de fond indispensable, vitale, même.

2) Les parents ne paieront pas les « retraites de fonctionnaires français ». C’est une présentation absurde !

Depuis la réforme de la loi de finances de 2009, l’AEFE couvre l’ensemble de la rémunération des 6000 fonctionnaires qui sont mis à sa disposition, et c’est tout à fait normal. Le montant de ces pensions civiles a été compensé immédiatement dans le montant de la subvention, et l’est toujours aujourd’hui (120 millions d’euros par an).

Ce montant progresse depuis lors, de façon tout à fait logique et prévisible, à chaque fois que l’AEFE décide d’augmenter son personnel direct de détachés (quelques pourcents par an).

Or, c’est le montant total de la masse salariale que l’AEFE a laissé dériver, puis exploser, malgré les multiples alertes : encore récemment, en quatre ans, entre 2021 et 2025, pour des effectifs pourtant en baisse, cette masse salariale est passée de 761 millions d’euros (y-compris participation aux retraites) à… pratiquement 900 millions d’euros ! Ce montant est encore prévu à la hausse de 15 millions d’euros en 2026, à périmètre et services équivalents.

Le nouveau conventionnement additionnel proposé, ou plutôt imposé, aux gestionnaires indépendants est une faute, et repose sur un malentendu comptable.

3) Équilibrer les comptes, ce n’est pas « réformer ».

Créer une nouvelle recette injuste et très contestable n’a rien d’une « réforme » ! C’est pourtant ainsi qu’on nous présente les choses. Équilibrer les comptes relève du devoir élémentaire de toute direction. L’AEFE est un établissement autonome (la tutelle du gouvernement et le contrôle des parlementaires ne leur permet, ni à l’un, ni aux autres, une quelconque décision officielle de management ou de gestion) ; et l’Agence est en déficit d’exploitation depuis plusieurs années.

4) Deux décisions politiques préalables sont urgentes, assez simples et consensuelles.

la direction de l’Agence doit être directement responsable devant le parlement (comme la plupart des grands opérateurs de l’État, d’ailleurs) ; et l’AEFE doit isoler de façon transparente le métier de « gestion » de sa soixantaine d’établissements en gestion directe (EGD), de celui d’animation et développement du « réseau d’enseignement français à l’étranger », tous statuts confondus (plus de 600 établissements homologués).

Pour éviter le crash, il faut une destination claire, et un pilote à l’intérieur de l’avion. C’est ce qui manque aujourd’hui.

Mais je crois cela possible, tout à fait réaliste, à condition que ces deux décisions clés soient prises rapidement.

Votre Député

Je me suis engagé en politique pour rendre ce qu’on m’a donné. Je suis né en Provence, ai grandi en Lorraine. Aujourd’hui encore, ces deux territoires continuent d’exercer sur moi leur empreinte. Mais ma vie personnelle et professionnelle (entrepreneur dans le public et le privé) est surtout marquée par les voyages et la rencontre avec l’autre (Cameroun, SaarLorLux, Lituanie, Pologne, Egypte, Europe centrale et Balkans). Contrairement à la violence ou l’isolement qui sont mortifères, le conflit est nécessaire à la vie. C’est pourquoi j’ai souhaité me former à la médiation. C’est elle qui constitue le fil rouge de tout mon parcours de vie et professionnel.

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Député des Français établis à l’étranger.

Allemagne, Europe centrale, Balkans

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