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Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

Le parti « Alernative für Deutschland » (AfD) annonce qu’il souhaite stopper l’aide à l’Ukraine et lever les sanctions contre la Russie, alors que l’Allemagne est la cible d’attaques de plus en plus directes de la part de la Fédération de Russie. Pour Ulrich Siegmund, leader de l’AfD en Saxe-Amhalt, et son parti, le statut de réfugié devrait être retiré à tous les Ukrainiens : tant que le conflit restera concentré dans l’est de l’Ukraine, ils devraient se réfugier dans l’ouest du pays. En France, en plus du Rassemblement National et de La France Insoumise, qui n’ont jamais caché leur alignement sur les thèses du Kremlin, des figures des partis traditionnels cherchent à attirer le chaland électoral en enchaînant les déclarations qui prennent la menace à la légère.

Je me suis rendu quatre fois en Ukraine cet été, pour y passer une vingtaine de journées, aux quatre coins du pays.

J’ai donc décidé de remettre quelques pendules à l’heure dans cet éditorial alors que s’ouvre une année électorale majeure : devant ce que j’appelle parfois les blablacrates, qui pensent que les mots et les slogans peuvent remplacer la réflexion, sobre et claire, il me semble que partager et rappeler des faits, énoncer clairement des opinions, s’exprimer avec rigueur et conséquence, sera utile à chacun d’entre nous.

Et c’est dans cet esprit, solidaire et lucide, que se déroulent toutes mes visites en Ukraine. Elles sont loin de la mise en scène électoraliste des « détricoteurs » de l’Union Européenne ; elles marquent, sur le terrain, la solidarité de notre Nation, dans la peine et le deuil, comme dans l’espoir !

La société ukrainienne souffre, surtout sous les bombardements accrus lors de ces dernières semaines. Mais ses citoyennes et citoyens ni ne cèdent, ni ne s’illusionnent. Ils sont bombardés la nuit, ces dernières semaines souvent le jour. Et pourtant, ils vont à l’école, au travail, produisent, conduisent trains, bus, et voitures, font de la recherche scientifique, vont au spectacle (et donc certains produisent des spectacles), font des conférences littéraires le dimanche, et rassemblent de l’aide humanitaire le lundi ; ils m’accueillent, et ont accueillis les collègues démocrates qui ont récemment décidé de m’accompagner, avec reconnaissance, certes, mais surtout avec naturel : nous sommes « avec eux », il est donc normal que nous soyons aussi parfois « chez eux ».

Cette année nous annonce son lot de truismes et de simplismes, de batailles confortables de buzz et d’étiquettes sur des plateaux parisiens, un œil sur des sondages. Je resterai sur le terrain, en France, en Ukraine, et ailleurs, pour rappeler, fermement, ce que notre nation défend et a toujours défendu, profondément : la démocratie, le respect des frontières et la liberté.

Votre Député

Je me suis engagé en politique pour rendre ce qu’on m’a donné. Je suis né en Provence, ai grandi en Lorraine. Aujourd’hui encore, ces deux territoires continuent d’exercer sur moi leur empreinte. Mais ma vie personnelle et professionnelle (entrepreneur dans le public et le privé) est surtout marquée par les voyages et la rencontre avec l’autre (Cameroun, SaarLorLux, Lituanie, Pologne, Egypte, Europe centrale et Balkans). Contrairement à la violence ou l’isolement qui sont mortifères, le conflit est nécessaire à la vie. C’est pourquoi j’ai souhaité me former à la médiation. C’est elle qui constitue le fil rouge de tout mon parcours de vie et professionnel.

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Député des Français établis à l’étranger.

Allemagne, Europe centrale, Balkans

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