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Mon billet du lundi 24 février.

Il y a un siècle, Péguy appelait à « dire ce que l’on voit » et, plus difficile, « voir ce que l’on voit ».

En ce triste anniversaire des trois ans d’une guerre impérialiste, brutale et sanguinaire, je vous écris depuis ce pays dévasté mais toujours debout qu’est l’Ukraine, où de Zytomir à Kyiv en passant par Semenivka, j’ai vu ce que j’ai vu.

J’ai vu des Ukrainiens de différentes langues, de différentes opinions, de différentes conditions sociales, rester soudés, engagés dans la défense de grandes valeurs.

J’ai vu des femmes et des hommes résistant malgré la guerre, cherchant à transformer leur pays au quotidien: ici, un centre médical dans une communauté de villages de 4 000 habitants; là, un gouverneur se félicitant du redémarrage et du maintien du réseau de chaleur urbain malgré les destructions; à Kyiv, des Français qui, après une nuit d’alertes, partagent avec moi leur vécu et leurs projets d’avenir dans ce pays.

Je vois aussi s’engager la prochaine bataille de l’information. Elle sera sans nul doute relayée avec zèle en France, y compris par certains experts autoproclamés ou élus de la nation; j’entends ainsi qu’« une guerre civile se prépare en Ukraine dès que les armes se seront tues » ou encore, « la minorité russe en Lettonie a subi de nouvelles intimidations », autant de fausses nouvelles qui se déversent sur les réseaux sociaux.

Mes chers concitoyens de France et d’Europe, voyons, et disons haut et fort aujourd’hui, en ce triste jour-anniversaire : Non, un pays qui poursuit, voire accroît ses bombardements civils au lendemain d’une première pseudo-négociation, ne veut pas mettre fin aux souffrances, ni des autres, ni de son propre peuple! Un pays qui bombarde au petit matin du 24 février une capitale, lançant ses chars et son armée à l’extérieur de ses frontières, y-compris dans des territoires non occupés, un pays qui commet des crimes et des exactions sur les civils, n’est pas un pays « menacé », ni même un pays qui a été « contraint à se défendre ». C’est un agresseur cynique.

Non, un président qui dit « non » à un deal violent que son peuple n’admettrait pas, pas plus que ses opposants politiques, ne peut pas être qualifié de « dictateur » !

Désormais, il ne suffit plus de voir, mais il faut dire ce que nous voyons et s’opposer à ceux qui entendent dissimuler ou manipuler la réalité. L’Ukraine se défend et défend l’Europe depuis la première invasion en 2014. À l’Europe désormais de défendre l’Ukraine. Slava Ukraïni !

Votre Député

Je me suis engagé en politique pour rendre ce qu’on m’a donné. Je suis né en Provence, ai grandi en Lorraine. Aujourd’hui encore, ces deux territoires continuent d’exercer sur moi leur empreinte. Mais ma vie personnelle et professionnelle (entrepreneur dans le public et le privé) est surtout marquée par les voyages et la rencontre avec l’autre (Cameroun, SaarLorLux, Lituanie, Pologne, Egypte, Europe centrale et Balkans). Contrairement à la violence ou l’isolement qui sont mortifères, le conflit est nécessaire à la vie. C’est pourquoi j’ai souhaité me former à la médiation. C’est elle qui constitue le fil rouge de tout mon parcours de vie et professionnel.

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Député des Français établis à l’étranger.

Allemagne, Europe centrale, Balkans

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