Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
J’étais au côté du président de la République, Emmanuel Macron, à Gdansk le 20 avril, à l’occasion de l’anniversaire du traité de Nancy, entre la France et la Pologne. Le choix d’une visite présidentielle, au plus haut niveau, se déroulant exclusivement à Gdansk était un choix fort, à plus d’un titre.
Tout d’abord, pour tous les démocrates et Européens, Gdansk représente la ville de Solidarnorść, le syndicat des chantiers navals et son charismatique leader, Lech Walesa, la solidarité de nos sociétés civiles tout au long des années 80, la première grande brèche dans un pouvoir communiste, soutenu par le Kremlin.
Dans cette ville emblématique, la première cérémonie a été l’occasion d’un dépôt de gerbes par le président de la République au cimetière français de Gdansk, un des plus grands au monde, qui rappelle la fraternité d’armes qui unit nos deux nations depuis plusieurs siècles.
Enfin, Gdansk, ou plutôt la Tripole (Gdansk, Sopot, et Gdynia), constitue une région dynamique, francophone et francophile : de la petite école française, aux deux classes rencontrées dans le lycée bilingue, jusqu’au département de français de l’Université, j’ai été invité à intervenir en français. Questions et réponses sur la situation de l’Europe et du monde fusaient, montrant, là aussi, notre grande proximité de pensée malgré nos langues si différentes.
Cette visite présidentielle intervient dans un moment très particulier du projet européen où des attaques de moins en moins voilées contre la démocratie se font jour. La rencontre parlementaire a été extrêmement riche, autant que les rencontres intergouvernementales : une année culturelle croisée est décidée pour 2027, des accords économiques sont entérinés dans les domaines critiques pour notre souveraineté.
L’illusion américaine se dissipe du côté polonais, et, côté français, la solidité et la modernité de la Pologne devient de plus en plus une évidence. Un triangle de Weimar (Allemagne, France, Pologne) interparlementaire est en préparation pour l’automne, il viendra compléter cette prise de conscience, dans nos trois pays : la famille européenne se souvient de son histoire commune, et se rassemble pour l’avenir. C’est une bonne nouvelle.





