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Mon billet du lundi 10 mars.

Le revirement américain sur l’Ukraine nous pendait au nez. Il est désormais acté. Et la réponse européenne ne s’est pas faite attendre. Avec le plan « Réarmer l’Europe », ce sont 800 milliards d’euros qui vont être investis sur quatre ans pour notre défense collective. La France, de son côté prévoit un objectif de 90 milliards à terme.

Pourtant, s’il est impératif et urgent, le réarmement français et européen, ne se compte pas qu’en nombre de chars, d’obus ou de missiles à déployer dans les années et décennies à venir. Il repose aussi et surtout sur une mobilisation citoyenne qui devra être à la hauteur des enjeux des temps présents et des nouvelles menaces qui pèsent désormais sur nos démocraties.

Le réarmement moral de notre société passe par une bonne compréhension des enjeux par les citoyens. D’où le rôle important des médias. Dans les deux lois de programmation militaire (LPM) adoptées par le parlement, les femmes et les hommes tiennent une place de choix dans la défense de notre pays. Dans la première (2019-2025), il y est question des soldats, dans la seconde (2024-2030), des citoyens.

Se réarmer c’est aussi faire face à la guerre informationnelle qui nous est livrée quotidiennement. Depuis quelques semaines, des médias tenus par un ploutocrate français proche de l’extrême-droite française, n’hésitent plus à faire la courte échelle à Vladimir Poutine. Ils ne se privent plus de désigner la France et l’Europe comme des va-t’en guerre contre la Russie. Leurs appels à la paix sont des appels à la trahison et à la capitulation de l’Ukraine. Ces médias sont bien aidés par des (ir)responsables politiques français qui, de LFI au RN, reprennent en boucle le narratif du Kremlin. Au fond de son fauteuil soviétique, Poutine doit se répéter qu’avec des « ennemis pareils, il n’a plus besoin d’amis ».

Ainsi, quand Marine Le Pen affole nos concitoyens sur la dissuasion nucléaire française, elle ne participe pas au débat public, elle participe à sa détérioration et à sa manipulation. La dimension européenne des intérêts vitaux de la France dans sa dissuasion nucléaire a été reconnue dès le début par le Général de Gaulle lui-même. Ce qui change aujourd’hui, c’est la perception de cette doctrine par nos partenaires, en particulier allemands et polonais, et comme l’a rappelé le ministre des Armées, ce sont eux qui nous interrogent.

On n’attaque pas avec un parapluie, on se protège ! Sur ce sujet et sur tant d’autres, armons-nous intellectuellement et moralement. Ce sera notre première défense.

Votre Député

Je me suis engagé en politique pour rendre ce qu’on m’a donné. Je suis né en Provence, ai grandi en Lorraine. Aujourd’hui encore, ces deux territoires continuent d’exercer sur moi leur empreinte. Mais ma vie personnelle et professionnelle (entrepreneur dans le public et le privé) est surtout marquée par les voyages et la rencontre avec l’autre (Cameroun, SaarLorLux, Lituanie, Pologne, Egypte, Europe centrale et Balkans). Contrairement à la violence ou l’isolement qui sont mortifères, le conflit est nécessaire à la vie. C’est pourquoi j’ai souhaité me former à la médiation. C’est elle qui constitue le fil rouge de tout mon parcours de vie et professionnel.

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Député des Français établis à l’étranger.

Allemagne, Europe centrale, Balkans

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