EnvironnementEurope/Franco-AllemandPresseTribune : Pour des réseaux électriques intégrés en Europe

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À quelques mois d’une échéance électorale majeure en Europe, la question des réseaux électriques doit revenir au centre du débat démocratique.

Le constat, en réalité, est celui d’un déficit de débat réel et éclairé sur les enjeux « communs » liés à l’électricité. On parle beaucoup et souvent de la réduction de la part du nucléaire dans la production nationale, mais très rarement de la nécessaire dé-consommation, ou de la transformation de nos modes de consommation. Alors que c’est le premier choix à définir : quel niveau de consommation la nation accepte-t-elle ou revendique-t-elle à l’échéance de 2030 ou 2050 par citoyen, ou par type d’activité (habitat, santé, production, loisir, etc.).

Et partant, quel niveau de production, de puissance, et de garantie de livraison reconnaît-elle comme « bien commun », au-delà duquel elle estimerait être en situation de « voler aux générations futures pour son propre confort égoïste ».

Chaque consommateur d’électricité a en fait besoin de trois « produits » très différents, bien qu’on les amalgame généralement : tout d’abord une quantité d’énergie électrique, ensuite une puissance, c’est-à-dire la quantité d’énergie qu’il doit être capable d’utiliser instantanément, enfin, une livraison, garantie, à l’endroit où il souhaite utiliser cette électricité.

Ces deux derniers produits, la puissance et la garantie de livraison, constituent le cœur de métier des entreprises de transport et de distribution. La mutualisation de cette activité en Europe doit faire l’objet d’une réflexion plus poussée.

Le Président de la République l’a rappelé récemment, il est urgent de « développer plus fortement les interconnexions entre la France et les autres pays européens pour améliorer notre sécurité d’approvisionnement à moindre coût ». Nous devons franchir un cap et aller vers un gestionnaire unique des réseaux électriques dans l’Union européenne. Ce pas décisif peut être opéré beaucoup plus rapidement que les « convergences » – qui achoppent aujourd’hui-, dans les domaines des mix de productions nationales.

L’intérêt est multiple. À consommation égale des Européens, par exemple, la quantité d’énergie serait réduite significativement grâce à l’utilisation plus stable des installations de production dans leur régime optimum. La gestion des pointes de consommation serait également facilitée grâce à la possibilité de mutualiser les capacités installées.

Surtout, la transition électrique et la mise en place de nouveaux mix de production à l’initiative de chaque pays (et en respectant sa souveraineté), seraient rendues plus fluide, y compris dans le cas où de nouvelles technologies ou innovations verraient le jour dans les années qui viennent. Enfin, la sécurité et la garantie d’approvisionnement seraient bien plus grandes qu’aujourd’hui pour l’ensemble des pays, puisque les capacités de réserve et de réaction aux intermittences ou à une défaillance seraient communes.

Une mutualisation des réseaux affirmerait de surcroît une solidarité européenne décisive par rapport à la question cruciale du stockage de l’électricité, notamment sous sa forme hydraulique, ainsi que des investissements nécessaires.

Dans le cadre de la relance du projet européen, cette gestion commune du transport et de la distribution intelligente d’électricité pourrait alors jouer un rôle comparable à celui de la CECA des pères fondateurs. Mais un projet de cette ampleur ne doit pas se faire dans l’anonymat d’un bureau au sein des Institutions européennes. En le mettant sur la table des propositions dans le cadre des prochaines élections européennes, il sera possible de lui donner un assentiment populaire et une vraie légitimité.

Cette tribune est à retrouver ici sur le site d’euractiv.fr : cliquez ici pour l’article complet

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