Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE 3) vient d’être publiée par le gouvernement. Plus que tout autre, les enjeux énergétiques sont souvent pris en otage par les idéologues de tous bords. Vous savez mon engagement dans ce domaine depuis le premier jour de mon mandat : j’essaie d’apporter ma contribution à ce débat à la mesure de mes convictions et de mon expérience. Je vous encourage donc vivement à lire le texte source lui-même, qui est très bien accompagné de synthèses, de vulgarisations pour les non-spécialistes, d’explications précises pour ceux qui s’y intéressent de plus près.
En 2017, J’ai établi avec mon équipe un « projet de mandat », qui rassemblait mes priorités dans cet océan de travail parlementaire que je découvrais, et qui risquait de me disperser aux hasards des buzz. L’un des paragraphes centraux était celui-ci :
« La Communauté du Charbon et de l’Acier a joué un rôle fondamental il y a plus de soixante ans. J’ai la conviction que la gestion commune du transport et de la distribution de l’électricité au sein de l’espace européen pourrait jouer le même rôle dans la relance actuelle du projet européen. Cette communauté des réseaux électriques constitue un enjeu environnemental crucial ».
Le texte qui vient d’être publié me conforte non seulement dans mes choix et mes convictions initiales, mais me rassure aussi sur mon rôle de parlementaire. Malgré les moments de solitude au milieu des slogans et des approximations, les uns disant que les renouvelables sont au mieux une perte de temps et d’argent, les autres accusant le nucléaire de tous les maux, je pense avoir pris mes responsabilités en mettant en place un groupe de travail avec mon collègue Andreas Jung sur la souveraineté énergétique en franco-allemand. Pendant plus d’un an, au sein de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA), une dizaine de parlementaires français et allemands, très méfiants au commencement les uns envers les autres, ont travaillé ensembles et finalement trouvé les convergences qui nous ont permis de faire adopter un texte commun en juin 2025.
J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs, les grands historiques en France et dans ma circonscription, en particulier en Allemagne et en Pologne ainsi que les PME et les starts up développant de nouvelles compétences absolument nécessaires : les renouvelables, bien sûr, les moyens de stockage de l’électricité, y compris les stations de pompage (STEP), que nous avons réussi à faire reconnaître comme moyen au service du gestionnaire de réseau, et non pas comme « producteur » ; le nucléaire modulaire ou à pression atmosphérique ; les intégrateurs des clients énergo-intensifs, les sous-traitants et les start-up…
J’ai le sentiment que nous sommes collectivement enfin sur la bonne voie, tant au niveau français, qu’européen. Je reste convaincu que la séparation claire entre enjeux de production et enjeux de transports et de distribution doit être au cœur de la transition, et je suis satisfait que le développement et l’intégration européenne des réseaux de transport et de distribution d’électricité occupe enfin une place essentielle dans notre stratégie pluriannuelle.
Sans eux, sans ces infrastructures, au fond, le débat sur les choix de production ou sur la consommation de notre électricité n’aurait aucun sens.





